Guide financier · Mis à jour 2026
Cachets par type de job, revenus annuels réalistes, commissions d'agence et fiscalité — ce que les agences ne vous disent pas toujours.
Analyse de profil gratuite →Les cachets en Suisse varient considérablement selon le type de mission, le client, et si le job est exclusif ou diffusé nationalement. Voici les fourchettes réelles observées sur le marché suisse en 2026.
| Type de job | Cachet brut | Durée typique | Notes |
|---|---|---|---|
| Shooting catalogue (grande distrib.) | 600 – 1 500 CHF | ½ à 1 journée | Migros, Coop, IKEA — les plus fréquents |
| Publicité nationale (TV/digital) | 1 500 – 3 500 CHF | 1–2 jours | + droits de diffusion souvent négociés séparément |
| Campagne luxe / horlogerie | 3 000 – 8 000 CHF | 1–3 jours | Genève principalement. Budgets élevés, profils sélectifs |
| Shooting éditorial (magazine) | 0 – 500 CHF | ½ à 1 journée | Souvent TFP ou faiblement rémunéré. Valeur de portfolio |
| Défilé / fashion show | 300 – 1 200 CHF | ½ journée + fitting | Fréquents à Zürich. Fitting souvent payé séparément |
| Job test / portfolio | 0 CHF | ½ à 1 journée | Pas rémunéré. Acceptable en début de carrière uniquement |
| Catalogue pharma / medical | 800 – 2 000 CHF | ½ à 1 journée | Marché stable. Roche, Novartis, hôpitaux, assurances santé |
| Campagne banque / assurance | 1 000 – 2 500 CHF | 1 journée | UBS, Zurich, Swiss Life. Souvent droits d'utilisation inclus |
Sur les campagnes nationales, les cachets de base ne sont que la partie visible. Les droits de diffusion (utilisation des photos pendant 1, 2 ou 3 ans, sur différents supports) peuvent doubler ou tripler la rémunération totale. Votre agence négocie ces droits — assurez-vous qu'ils sont bien détaillés dans le contrat de job.
Oublions les chiffres fantasmés — voici ce que gagnent réellement les mannequins en Suisse selon leur niveau d'activité, après commission d'agence (20%) mais avant impôts et cotisations sociales.
5–10 jobs par an. Quelques shootings commerciaux, un défilé ou deux. Mannequinat en complément d'une autre activité principale.
1–3 jobs par mois. Signé par une ou deux agences. Quelques campagnes nationales. Activité à mi-temps possible.
Modèle très actif, plusieurs agences, campagnes nationales et internationales. Minorité du marché suisse.
La réalité pour la majorité des mannequins suisses se situe dans la première fourchette. Le mannequinat est rarement une activité principale suffisante en Suisse — le marché est trop petit. La plupart combinent avec d'autres activités ou étendent leur rayonnement à l'Allemagne et à la France.
Toute agence ou recruteur qui vous promet des revenus garantis ou un "minimum mensuel assuré" ment. Les agences légitimes ne font jamais ce type de promesse — leurs revenus dépendent des jobs qui se concrétisent, pas d'un salaire fixe. C'est un signal d'arnaque classique.
La commission d'agence est la rémunération que l'agence prélève pour vous avoir placé sur un job. Voici comment elle fonctionne concrètement sur un exemple chiffré.
La question du statut légal est cruciale et souvent mal comprise. En Suisse, la majorité des mannequins travaillent comme indépendants — ce qui implique des obligations administratives spécifiques.
La TVA ne s'applique que si votre chiffre d'affaires annuel dépasse 100 000 CHF. En dessous de ce seuil, vous n'avez aucune obligation TVA — c'est le cas de la grande majorité des mannequins en Suisse.
En tant qu'indépendant en Suisse, vous payez la totalité de vos cotisations sociales — sans employeur pour partager la charge. C'est le point que beaucoup de nouveaux mannequins négligent, et qui peut créer de mauvaises surprises.
Ouvrez un compte bancaire dédié à votre activité mannequin. À chaque cachet reçu, virez immédiatement 30% sur ce compte "provision". Quand la facture fiscale ou AVS arrive, vous avez déjà les fonds. Simple, mais efficace pour les indépendants débutants.
Quand vous êtes signé par une agence, c'est elle qui négocie les cachets avec le client. Mais vous avez un rôle à jouer : fixer vos conditions de base et défendre vos intérêts sur certains points que les agences ne mentionnent pas toujours d'emblée.
Les cachets journaliers varient de 300 à 5 000 CHF selon le type de job. Un shooting commercial standard rapporte entre 600 et 2 000 CHF/jour. Une campagne luxe ou horlogerie peut dépasser 3 000 à 8 000 CHF/jour.
Les agences suisses prélèvent généralement 15% à 25% sur les cachets bruts. La plupart sont à 20%. Cette commission est prélevée sur votre rémunération et potentiellement aussi facturée au client séparément — vérifiez votre contrat.
Pour une minorité de modèles très actifs, oui. Mais la réalité pour la plupart est un revenu complémentaire ou une activité à temps partiel. Le marché suisse est petit — même des modèles réguliers combinent souvent avec d'autres activités ou travaillent aussi en Allemagne et en France.
La majorité travaillent comme indépendants. Dans ce cas, vous êtes responsable de vos cotisations AVS/AI (environ 10.6%) et de votre déclaration fiscale. Certaines agences proposent des contrats de travail — moins fréquent, mais plus sécurisant.
Il n'existe pas de salaire minimum légal spécifique au mannequinat. Mais en dessous de 300 CHF/demi-journée pour un travail commercial, les conditions sont généralement considérées comme sous le marché par les professionnels du secteur.
Les TFP (time for print) et éditoriaux de presse sont peu ou pas rémunérés. Ils ont une valeur de portfolio et de visibilité, ce qui est acceptable en début de carrière. Ne laissez pas cela devenir une habitude — votre temps a une valeur.
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